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Forges de Tarbes : l'État discute avec quatre candidats à la reprise

Le sauvetage des Forges de Tarbes est engagé. Placée en redressement judiciaire, l'usine qui fabrique des corps d'obus pour les armées a attiré quatre repreneurs potentiels, selon le gouvernement.

Publié le · 1 min de lecture

Une vue de la ville de Tarbes

Photo : Les Guides Bleus Pyrénées"; with an introduction by F. Schrader, Published by Librairie Hachette, Paris · Public domain (nouvel onglet)

C'est la juridiction commerciale de Tarbes qui a ouvert, lundi 26 octobre, une procédure de redressement judiciaire pour les Forges de Tarbes, le seul fabricant français de corps creux pour obus.

Le lendemain, auditionnée par les sénateurs chargés de la défense, Catherine Vautrin, qui dirige le ministère des Armées, a fait savoir que l'État échangeait avec quatre industriels intéressés par la reprise du savoir-faire de l'entreprise.

Un enjeu pour les armées

La ministre a souligné que les forces ont besoin de munitions de 155 mm, et donc des pièces fabriquées à Tarbes. Elle a réaffirmé sa volonté de maintenir l'outil industriel et a salué l'expertise du site.

Pour une entreprise, le redressement judiciaire gèle les dettes nées avant le jugement et ouvre une période d'observation. Pendant cette phase, un plan de continuation ou une cession à un repreneur peut être soumis au tribunal.

Un propriétaire mis en cause

Le site appartient depuis 2021 au groupe Europlasma. Mi-octobre, la Direction générale de l'armement a signalé au parquet la gestion de l'usine par son propriétaire, en particulier la cession des bâtiments du site, intervenue en mars 2026 sous la forme d'une cession-bail. Le PDG d'Europlasma, Jérôme Garnache-Creuillot, l'avait évoquée publiquement dès avril devant l'Assemblée nationale.

Malgré une production en hausse, l'usine est restée en deçà des objectifs affichés ; certains salariés jugent les machines dépassées. Début octobre, la préfecture a mis l'usine en demeure de mettre en règle ses équipements sous pression avant la fin de l'année, faute de quoi des sanctions sont possibles.

D'autres sites du groupe fragilisés

Europlasma rencontre des difficultés sur plusieurs fronts. La Fonderie de Bretagne a été placée en liquidation judiciaire, et le métallurgiste Valdunes, dans le Nord, cherche un repreneur.

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